J'ai passé des heures, des journées entières dans ces rues, et à chaque fois c'est la même sensation qui me revient. A quelques mètres à peine des plus grandes artères de la ville, un calme absolu, la possibilité de se perdre dans des recoins inextricables, un labyrinthe de maisons en bois (qui contrairement à celles de Nara, n'ont pas l'air d'être sur le point de s'effondrer), de rues pavées. Dommage qu'il y ait tant de touristes prêts à brandir leur appareil photo à la moindre occasion, ça gâche un peu l'ambiance (le premier qui me demande d'où me viennent les miennes, il sort...).
Après 9 mois dans le Kansai, c'est toujours avec un petit pincement au cœur que je reviens dans la région qui m'a vraiment fait aimer le Japon. Mon expérience à Tokyo m'avait séduit, mais ces mois passés à apprendre le japonais n'avaient pas vraiment été mis à profit pour autre chose.
C'est dans le Kansai que j'ai eu mes premiers vrais amis japonais, que j'ai découvert ce que Chihiro appelle avec un petit air de dédain le très japonais "emotionally wet".
J'y ai connu mes premiers flirts nippons (non pas que j'en sois fier, mais ça reste de bons souvenirs quand même !), qui ont en quelque sorte rattrapé les années perdues au lycée en quelques mois, mon premier feu d'artifice avec Yasuko (au sens propre, ne pas voir de métaphore douteuse, là où il n'y en a pas... Yodogawa-ku pour ceux qui connaissent) qui m'aura bien plus marqué qu'elle ne l'aurait sans doute jamais cru (si elle savait !).
Après 9 mois dans le Kansai, c'est toujours avec un petit pincement au cœur que je reviens dans la région qui m'a vraiment fait aimer le Japon. Mon expérience à Tokyo m'avait séduit, mais ces mois passés à apprendre le japonais n'avaient pas vraiment été mis à profit pour autre chose.
C'est dans le Kansai que j'ai eu mes premiers vrais amis japonais, que j'ai découvert ce que Chihiro appelle avec un petit air de dédain le très japonais "emotionally wet".
J'y ai connu mes premiers flirts nippons (non pas que j'en sois fier, mais ça reste de bons souvenirs quand même !), qui ont en quelque sorte rattrapé les années perdues au lycée en quelques mois, mon premier feu d'artifice avec Yasuko (au sens propre, ne pas voir de métaphore douteuse, là où il n'y en a pas... Yodogawa-ku pour ceux qui connaissent) qui m'aura bien plus marqué qu'elle ne l'aurait sans doute jamais cru (si elle savait !).
Mes premières larmes aussi, en quittant le seul endroit que j'aie jamais considéré jusqu'à présent comme mon chez-moi. Encore maintenant, bien que je sois resté plus d'une année à Tokyo, j'ai du mal à l'associer au mot "maison", tandis que chaque retour à Osaka me fait penser "ahh, enfin de retour !", quand bien même je suis forcé de loger à l'hôtel. Rassurez-vous, je n'ai jamais prétendu que c'était logique ou rationnel (heureusement, puisque ça ne l'est pas).
Bientôt de retour peut-être... jusqu'à présent, j'avais été un peu obnubilé par mes quelques soucis avec Yumi et avais perdu de vue mes motivations originales. Non, je ne veux pas y retourner pour être avec elle... je veux y retourner parce que c'est là que je me suis senti le plus proche de la personne que je voulais être.
関西で、次の私へ
関西で、次の私へ



3 commentaires:
Moi aussi j'aime bien Kyoto.
Tu aimais tellement le décor que tu n'as même pas remarqué que tu te faisais accoster par une jolie demoiselle...
Bon allez j'arrête de remuer le couteau dans la plaie ! Pour l'instant...
(;__;)
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