lundi 30 juin 2008

Histoire inintéressante

Je préviens de suite, histoire que personne ne soit surpris. L'histoire qui suit est complètement dénuée d'intérêt, banale à pleurer et ne reflète que mon besoin de mettre à plat par écrit certaines choses. Si vous perdez ici quelques précieuses minutes de votre vie que vous ne pourrez jamais retrouver (à moins de...), il ne faut donc vous en prendre qu'à vous (ainsi qu'au chat du voisin, qui de toute façon l'a bien mérité).

Ceci est donc l'histoire complètement fictive d'un personnage fictif, que nous nommerons G., vivant dans la plus grande ville du monde (et donc forcément fictive), entouré de 30 millions de personnages un peu fictifs, et d'un nombre encore plus élevé de personnages complètement fictifs, signe de la capacité d'abstraction fictive absolument phénoménale de l'auteur. Tant que j'y suis, les dates sont fictives aussi. Here we go then...


L'histoire de G. commence aux alentours de Novembre. A la fin d'une relation chaotique dans laquelle il a laissé quelques plumes, beaucoup d'énergie et une bonne partie de son enthousiasme naturel. En face, Y.
Elle aussi sort d'une amère déception, mais réagit de façon toute différente. Là où G. refoule tout s'efforce de garder le sourire, Y. choisit de pleurer et de se laisser aller au chagrin en attendant que les choses se tassent.
G. a toujours aimé tout démonter, décortiquer, réparer... c'est décidé, il va donc essayer de réparer cette Y. un peu cassée et lui redonner son éclat d'antan. Il la fait rire, la tient éveillée jusqu'à l'aube, parlant des heures sur les banalités les plus invraisemblables, de ses élucubrations que moins d'1% des créatures pensantes sur cette planète doivent être à même de pouvoir comprendre.

Y. ne prétend pas comprendre toutes les bizarreries de G., mais elle rit de bon coeur, heureuse que quelqu'un s'occupe d'elle sans rien attendre en retour, histoire de changer.
De son côté, G. se prend d'affection pour sa patiente. Elle lui a permis d'oublier ses propres errements et désillusions en lui permettant de se concentrer sur autre chose. Un peu à la manière d'une douce drogue, quand il ne lui parle pas, il sent le manque. Très vite, les choses s'emballent. Tout est bon pour avoir une dose, et tous les moyens à sa disposition sont mis à contribution. Le téléphone, le courrier, et bientôt le train... car Y. est loin, trop loin.

Un peu avant Noël (fête chrétienne fictive), G. décide d'aller voir Y. une dernière fois, avant de repartir au pays. Ils passent ensemble 2 merveilleuses journées. Peu importe ce qu'ils se disent, ils s'en fichent, le simple fait de pouvoir se parler et être ensemble est une récompense en soit, et tous 2 savourent ces quelques instants d'intimité. Le soir du 2ème jour, Y. est triste.
G. reste souriant, et lui rappelle sa promesse de venir le voir sous peu. Mais au fond, il ne trompe personne, et il est peut-être celui qui déteste le plus les séparations, y étant habitué depuis toujours.
Au moment de se quitter, Y. lui prend la main, comme la veille, mais cette fois retarde l'échéance le plus possible.
G. pense un instant à l'embrasser, pour lui faire comprendre que... mais se ravise au dernier moment. Encore trop tôt.

Les 2 semaines qui suivent se placent sous le signe de la continuité. Les conversations se font encore plus nombreuses, si c'était possible.
Y. se sent seule à Noël, G. lui promet que l'année prochaine sera différente. Peu avant la nouvelle année, G. doit rentrer en Europe. Dans la salle d'embarquement, il reçoit un message de Y. dont il se rappelle encore maintenant : "jusqu'à ce que tu reviennes, n'oublie pas que je t'aime". Le mot est lancé, et sonne merveilleusement aux oreilles de G. Et pourquoi pas après tout...

Près de 3 semaines à plus de 10.000 kms l'un de l'autre, G. est habitué, mais redoute la réaction de Y. A sa grande surprise, elle répond présent autant que faire se peut, défiant toute la logique du décalage horaire. Une fois encore, le rythme des conversations sans fin reprend. Les plans les plus fous sont mis au point pour la visite de Y. le mois suivant, des lettres sont échangées, et même si le message est complètement périmé lorsqu'il arrive à destination, tous deux sont heureux à chaque fois d'avoir cette preuve que l'autre pense à lui.

En Février, Y. a finalement réussi à mettre son plan à exécution.
G. l'attend à la gare, et elle descend radieuse du terminus, ne trouvant rien d'autre à dire qu'un "désolé pour le retard".
A sa vue, G. oublie tout les retards, contretemps et frustrations accumulées depuis des semaines, et rentre dans un doux rêve dont il ne se réveillera que 4 jours plus tard. Mais contrairement aux rêves que l'on commence à oublier dès le réveil, G. se rappellera de tout, dans les moindres détails. Car c'est ce qu'il aura de plus précieux quand Y. sera de nouveau loin de lui. Une fois encore, ils parlent jusqu'à l'aube, et se contentent de savourer chaque seconde. Ce qu'ils font n'a pas vraiment d'importance finalement.
G. souhaite toutefois montrer à Y. l'un de ses endroits préférés, et l'emmène sur la presqu'île fictive d'Enoshima, pour y admirer un superbe coucher de soleil. Il lui fait découvrir sa ville, ses restaurants préférés, lui offre ses premières fleurs. Ils échangent leur premier baiser un Samedi matin, et G. se rappelle encore du visage rayonnant de joie et de sérénité qu'il découvrit à ses côtés le lendemain.
Après avoir repoussé son départ de 2 jours, Y. doit finalement rentrer. Elle laisse sur le lit de G. une lettre, dans laquelle elle le remercie de la rendre aussi heureuse, et ne souhaite plus qu'une seule chose, être avec lui, avant de finir par un "je t'aime" émouvant de simplicité.

Cette fois-ci, G. décide de prendre les choses en main, et met au point un système pour pouvoir rencontrer Y. une fois par mois au moins. En Mars, Avril et Mai, G. se rendra au total 4 fois dans la région fictive du Kansai. A chaque fois le plaisir est renouvelé, intact. Ils visitent ensemble les anciennes capitales, logent dans de vieilles auberges, mangent sur le pouce au coin d'un parc, partent dans des délires invraisemblables, restent dehors malgré la pluie, rien que parce que les autres la fuient comme la peste et qu'ils peuvent ainsi rester tous les deux seuls. Ils ne redoutent qu'une seule chose : la fin du séjour...


A partir de ce moment tout se gâte. Fin Mai, en l'espace de quelques jours seulement, G. vit le changement s'opérer chez Y. D'abord, il crut que son imagination lui jouait des tours, ce qui n'aurait pas été la première fois, puis décida d'ignorer la chose et d'agir comme d'habitude. Après quelques jours, le contact est subitement rompu, pour une raison inconnue. Le flot de courrier s'est tari, les appels plus rares et plus brefs, sans raison apparente. Les mots d'amour ne se font plus entendre, ou alors dans un sens seulement, ce qui rajoute le pathétique au ridicule. Des coïncidences troublantes, et une froideur manifeste réveillent tout ce que G. gardait le plus profond possible : le doute.
Pour ne pas gâcher tout ce qui a été construit sur de simples impressions et une attitude irascible qui ferait fuir la plus amoureuse des femmes, G. s'efforce de continuer comme auparavant, en espérant que tout rentrera dans l'ordre s'il y met un peu de bonne volonté. Mais le sentiment de se heurter à un mur invisible, qui absorbe tout ce qu'il a à offrir sans rien renvoyer, se fait de plus en plus lourd et oppressant.

Et le plus dommage, c'est que cette partie n'est pas fictive.

よくなりますように〜

3 commentaires:

bushi a dit…

Que G passe à autre chose ; Y se rendra vite compte qu'à trop jouer, on finit par perdre gros
Là Y réalisera qu'elle a laissé passer sa chance
G ne mérite pas qu'on le ballade de la sorte!!TORA TORA!!!!!!!

PPZ a dit…

ouaip d'abord, Y elle est pas glop
elle a raison Bushi!
Faut pas se laisser faire par les gonzesses
desespère pas mon GG,y'a plein d'autres jolies fleurs à butiner pour un beau, grand, fort....bourdon comme toi.
et tu peux croire ton PPZ, ça ce n'est pas un conseil fictif

PPZ a dit…

"On veut tous les femmes..."
cuillèèèèère