mardi 12 février 2008

Tokyo Islands

Bonjour à tous !

Me revoici après un week-end que je qualifierais d'assez mouvementé, de retour des îles d'Izu, au Sud de Tokyo. Pour une fois la météo aura été clémente avec moi, malgré une grosse averse Samedi soir (assez impressionnant d'avoir de l'eau monter pratiquement jusqu'aux chevilles en moins d'une heure), mais tout est rentré dans l'ordre dès le lendemain matin, donc pas de soucis à ce niveau là !

Ma partenaire de voyage aura été la gentille Chihiro (千尋 pour les plus motivés), 28 ans, journaliste Tokyoïte pur beurre, pour qui même Yokohama c'est la campagne (un petit côté parisien dirons-nous). On complètera un peu le portrait en signalant que la belle a déjà passé une année en Hollande, et 2 autres à Shanghai. Je rajouterai enfin qu'elle se débrouille très bien en cuisine (ohhh !!!) et on comprendra pourquoi je l'ai emmenée avec moi dans cette périlleuse expédition (on a toujours besoin de meilleur cuisinier que soit).

Chinatown à Yokohama

Départ donc Vendredi soir, après s'être donné rendez-vous à Yokohama, près du quartier chinois. Petit dîner improvisé sur le pouce, en essayant de trouver quelques signes montrant que la veille c'était le nouvel an chinois. Mais à part quelques lanternes par-ci par-là, il n'y avait pas grand chose à se mettre sous la dent.

Vers 23h30, nous embarquons au port de Yokohama, sur un gros ferry qui me rappelle un peu celui qui m'avait emmené en Irlande il y a maintenant plus de 4 ans. Première surprise en montant à bord : nous n'avons pas de cabine, mais une sorte d'espace commun où chacun dispose d'un petit coin réservé et d'une couverture.

Après 7 heures de traversée nous arrivons finalement à Shikinejima, avec une météo toutefois assez mitigée et de gros nuages plein d'eau qui nous font coucou. L'île est relativement petite (pas plus de 2 km du Nord au Sud, et sensiblement la même chose d'Est en Ouest), mais la côte est charmante et me rappelle un peu la Bretagne et Wakayama : beaucoup de rochers, très peu de sable (et je n'ai pas vu un seul des bikinis qui abondaient des les brochures... je me sens lésé là). S'ensuit un pique-nique près des sources chaudes, et une petite exploration pour rejoindre le point culminant de l'île, où nous attend un superbe panorama.


Onsen en plein air à Shikinejima

Peu après, le temps passant, nous décidons de nous rendre aux sources chaudes de nouveau. Chihiro est une grande fan, et de mon côté cela fait plus d'un an et demi que je n'y étais pas retourné, alors pourquoi se priver ? L'intérêt, c'est que sur une île de moins de 600 habitants, c'est très facile de se trouver des petits coins au calme et au demeurant fort sympathiques. Mon seul regret, l'absence de bains mixtes (en tout bien tout honneur hein, c'est juste que Mademoiselle prenant son temps, et la chaleur aidant, j'ai fini par me parler tout seul pendant une heure...).

Vue sur Shikinejima

Une fois sorti du bain et exposé à la face du monde ma superbe peau rouge écrevisse (bain à 55°C si ma mémoire est bonne, il ne faut donc pas s'étonner), récolté les gentilles moqueries de Chihiro (desquelles je me suis dûment vengé, soyez-en assurés), nous nous mettons en quête d'un petit restaurant et nous apprêtons à rentrer au ryokan (auberge traditionnelle japonaise). Petit hic mineur, c'est précisément ce moment là qu'à choisi la pluie pour se montrer, après avoir menacé toute la journée. Les résultats ne se font pas attendre : en moins d'une heure on en a jusqu'aux chevilles par endroits. Notre solution au problème, rentrer au plus vite et se coller sous un kotatsu, pour ne plus bouger de toute la soirée (note pour plus tard : se fabriquer un kotatsu).

Le lendemain matin, le soleil étant de retour parmi nous, nous prenons de nouveau le bâteau, pour nous rendre sur Niijima. L'île est bien plus grande que sa voisine à 20 minutes de là, mais trouver à manger (pour un végétarien) n'a pas été de tout repos... Première mesure forte : la location de vélo !

Plage de Niijima

Le mauvais côté des vélos à taille unique, c'est justement qu'ils sont justement à taille unique, et que cette taille unique n'est pas faite pour ceux qui font plus d'un mètre soixante. La preuve, même Chihiro n'arrivait pas à étendre ses jambes à fond, alors je vous laisse imaginer les exploits d'une grande asperge de près d'un mètre 90...

Deuxième mesure forte : retour aux sources chaudes. Nous avions été alléchés par les sources de Mamayama, qui proposaient des bains de sable (65 degrés...), mais malheureusement nous sommes arrivés alors que le sable était en plein cuisson... donc finalement onsen classique, toujours aussi agréable... et épuisant pour moi qui n'ai pas encore pris le coup.

Le lendemain, la fête était finie, retour à Tokyo en 6 heures et quelques de traversée, après avoir eu droit à une vue splendide du Fuji et un coucher de soleil magnifique. Retour à une vie trépidante dans ce bon vieux Tokyo !!!

2 commentaires:

Claude a dit…

paysages superbes, nous aussi, on aurait bien aimé être du voyage!!!
bon,mais où qu'elles sont d'abord les photos de la jolie écrevisse?

Anonyme a dit…

les sources chuades, ça a l'air terrible, les photos sont magnifiques !!
Marie.